Point de situation sur les ouvrages d’art départementaux

Suite à la catastrophe survenue à Gênes en Italie à la mi-août avec l’effondrement meurtrier du pont Morandini, Gilbert BEAUJANEAU, Vice-président chargé des Routes, a présenté au cours de la Commission Permanente un point de situation sur les ouvrages d’art qui relève de la responsabilité du Département.

Le Département est propriétaire de 703 ponts routiers. Il assume aussi une responsabilité équivalente pour 308 murs de soutènement.

Par pont, on entend les ouvrages dont l’ouverture est strictement supérieure à 2 m (pour une ouverture inférieure, l’ouvrage est appelé ponceau). Le Département en a 670 en responsabilité.

Le pont le plus long et celui de la rocade est de Châtellerault sur la Vienne avec 243 m. Il y a aussi des ponts plus symboliques tels le pont Henri IV à Châtellerault ou le pont de Bonneuil-Matours, dernier pont suspendu de la Vienne.

Ces chiffres donnent une idée du patrimoine départemental lié à la politique des routes étant rappelé que le réseau routier compte 4700 km.

Pour information, sur la totalité des 703 ouvrages, 415 ont une longueur inférieure à 7 m, 174 une longueur comprise entre 7 et 30 mètres, 68 entre 30 et 60 mètres, 22 entre 60 et 100 mètres et 24 de plus de 100 m. 23 ponts franchissent la Vienne, 45 le Clain, 13 la Gartempe, huit la Creuse et huit la Charente.

La multiplicité de ses ouvrages faits que le Département mène une politique permanente de surveillance de son patrimoine avec :

  • des visites subaquatiques réalisées par des scaphandriers pour l’inspection des appuis immergés. Ces visites ont lieu tous les six ans au minimum ;
  • des visites d’inspection détaillée effectuées par des bureaux d’études spécialisé ;
  • des visites annuelles effectuées par les équipes des subdivisions.

Tout cela est consigné dans des rapports qui sont à la base des programmations annuelles et pluriannuelles de travaux soumise au vote de l’Assemblée départementale

Il y a également l’entretien courant de l’ensemble de ses ouvrages, soit

  • la remise en peinture des gardes-corps ;
  • la dévégétalisation des ouvrages et de leurs abords ;
  • l’enlèvement des embâcles ;
  • la réfection des joints de chaussée ;
  • l’étanchéité des ouvrages comme cela vient d’être fait sur le pont intendant Le Nain à Poitiers au niveau de la porte de Paris.

Plusieurs ouvrages font l’objet d’une surveillance renforcée depuis plusieurs années. C’est le cas du pont de Bonneuil-Matours avec des visites semestrielles effectuées par le CEREMA, organisme agréé par l’État. Sa reconstruction totale, prévue à l’identique, doit débuter en 2019.

Dans le Montmorillonnais, le barrage de la Forge fait l’objet d’une surveillance mensuelle assurée par la subdivision de Montmorillon en ce qui concerne le niveau d’eau et l’évolution des désordres.

Il faut également citer le pont de Savigné, pour lequel un filet a été posé cette année pour sécuriser le passage de canoë sous l’ouvrage en cas de chute de briques des voutains.

Sur plusieurs autres ouvrages, des études sont en cours pour une réalisation à court et moyen termes, tels :

  • le pont de Bonneuil-Matours susmentionné ;
  • le pont Henri IV à Châtellerault ;
  • l’ouvrage de Château Larcher ;
  • le pont de l’Ecotière à Bellefonds ;
  • le pont de Chamaillard à Saires / Berthegon ;
  • le pont de Marigny-Chemereau ;
  • le pont de Sanxay ;
  • le pont de Bonnes.

Plusieurs autres ouvrages font également l’objet d’une attention particulière : le pont de Dangé-Saint-Romain, celui d’Ingrandes-sur-Vienne en raison de ses fondations et de sa structure métallique, et le pont du bourg de La Roche-Posay.

Sur les autres ouvrages, comme les murs de soutènement, il faut préciser la réfection totale du mur de Danlot à Aslonnes ainsi que le mur de Nouaillé-Maupertuis, dont les travaux se sont achevés en 2017.

En 2018, les travaux d’ouvrages d’art sont prévus à hauteur de 700 000 € pour les réparations ponctuelles et diagnostics.

Ces éléments très précis permettent de mesurer l’ampleur de la tâche qui est celle du Département et de ses équipes.

Avec son collègue François BOCK et les différents acteurs des services départementaux, Gilbert BEAUJANEAU est conscient des responsabilités encourues et reste très attentif au suivi de la qualité de ces ouvrages.