Présentation du 86e Congrès de l’ADF au Futuroscope

Bruno BELIN, Président du Conseil départemental, et Dominique BUSSEREAU, Président de l’Assemblée des Départements de France (ADF), ont présenté le 86e Congrès de l’ADF qui se déroulera du 5 au 7 octobre prochains au Palais des Congrès du Futuroscope.

« Toute la politique sociale repose sur les Départements ! Nous sommes également en première ligne sur les routes, le numérique, l’aménagement du territoire… ». Le ton est donné en ouverture de conférence de presse par Bruno BELIN. « Notre message sera celui d’un Département Utile et Fort ! Nous souhaitons une mobilisation des Départements pour continuer à assurer leurs missions de proximité et de solidarité essentielles à la vie quotidienne des 66 millions de Français« .

Dominique BUSSEREAU a expliqué que l’idée d’organiser cette édition 2016 dans la Vienne avait pris naissance lors du précédent congrès de l’ADF à Troyes suite à un SMS de Bruno BELIN mentionnant : « le 86e congrès devra se faire dans le 86 ! ».

« Ce congrès représentera les 102 départements de Métropole et ultramarins. Il sera sous le signe de la mobilisation car ceux-ci ont de plus en plus de difficultés à assumer financièrement leurs compétences sociales. En effet, 10 départements étaient en fin d’année dernière dans l’impossibilité de payer en intégralité la CAF pour le versement du RSA au bénéficiaires. En novembre prochain, ce sont 40 d’entre eux qui se retrouveront dans cette situation. L’Etat nous doit en effet 60% de la dotation pour le RSA ; et idem pour l’APA … » a t’il clamé. « En conséquence, les Départements doivent augmenter sensiblement les impôts. Nous n’acceptons pas que l’Etat ne paye pas sa part ! ».

Le programme du mercredi après-midi sera axé sur les visions de la ruralité en 2025, avec pour exemple, les réalisations dans la Vienne.

Un débat de politique générale sera prononcé jeudi matin par Gérard LARCHER, Président du Sénat, suivi d’une table ronde visant à présenter une « plate-forme de politique sociale financée » soumise au vote. Celle-ci sera transmise à tous les candidats à l’élection Présidentielle pour appréciations des propositions faites.

La deuxième partie du jeudi après-midi fera l’objet d’une table ronde sur « Une nouvelle gouvernance décentralisée » suite au mécontentement provoqué par la réorganisation des compétences de la loi sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (dite loi NOTRe). « Les aides aux entreprises sont aujourd’hui diminuées par deux, sans compter toutes les difficultés portant sur les transports scolaires » a fait remarquer l’ancien Ministre des Transports sous l’ancien mandat présidentiel.

« Que faire pour améliorer cette situation?…Présenter une loi des finances spécifique pour les collectivités » a t’il laissé entendre.

Le vendredi matin sera enfin consacré à l’aménagement du territoire au service de la ruralité avec quelques exemples concrets de réalisation dans la Vienne. La conclusion des travaux sera faite par Jean-Pierre RAFFARIN.

« Le Président de la république a été convié à la clôture des travaux. Il était venu à celle du Congrès de l’Assemblée des Maires de France (AMF) » a annoncé Dominique BUSSEREAU. « Pour l’instant, nous n’avons pas de réponse, ce qui laisse sous entendre un refus de la part de l’Elysée. Son absence serait interprétée comme un manque de considération vis à vis des Départements ».

Bruno BELIN a souhaité que ce Congrès puisse « permettre l’émergence de propositions utiles à rendre les Départements plus forts car ils ont un rôle très important à jouer« . Il a ensuite remercié vivement les équipes mobilisées dès le lendemain du Congrès de Troyes. « Nous avons pour l’instant 400 inscrits sur les 700 invités. Ce sont 800 nuitées espérées dans la Vienne ! »

2016-06-30

Dominique BUSSEREAU a résumé cette présentation en rappelant les trois principaux objectifs : revoir la gouvernance pour une nouvelle décentralisation, améliorer les actions dans la ruralité et solliciter un réexamen des dotations de l’Etat au regard de la situation financière des Départements vis à vis des compétences sociales. « Nous demanderons 400 à 500 millions d’€ à l’Etat pour payer le RSA » a t’il conclu.